[ Décarbonation ]
La démarche >> Trajectoire de décarbonation >> MACF (CBAM)
Réduction des émissions de gaz à effet de serre : les bénéfices pour les entreprises
Pour lutter contre le réchauffement climatique, les États européens ont adopté d’ambitieux objectifs : réduire d’au moins 55% les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2030 et atteindre la neutralité climatique à horizon 2050. Pour les entreprises et les organisations, participer à l’atteinte de ces cibles présente plusieurs avantages.

Pourquoi engager une démarche de décarbonation ?
Décarboner sa chaîne de valeur n’est pas qu’un défi environnemental : c’est un aspect clé de la compétitivité à bien des niveaux.
- Financier : diminuer son recours aux énergies fossiles ainsi que ses consommations énergétiques, revient à être moins dépendants des coûts de l’énergie ; un aspect d’autant plus stratégique dans le contexte de grande volatilité des coûts qui caractérise les marchés de l’énergie.
- Conformité réglementaire : les bilans carbone sont obligatoires pour toute entreprise de plus de 500 salariés1. Par ailleurs, certaines entreprises sont soumises aux quotas carbone (Système Européen d’échange de Quotas d’Émissions SEQE-UE, ou European Trading System en anglais EU ETS). Enfin, les entreprises importatrices de biens provenant hors d’Europe doivent respecter le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF).
- Robustesse : faire évoluer son mix énergétique est un atout en termes de souveraineté, notamment en ayant moins recours aux énergies fossiles, majoritairement importées.
- Clients : les entreprises capables de prouver la performance carbone de leurs produits et services gagnent en avantage concurrentiel.
- Investisseurs : ils sont de plus en plus nombreux à conditionner leur prêt à une cible annuelle de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Idem pour les assurances, qui ont renforcé leurs critères ESG dans le calcul de leurs primes.
- Collaborateurs : une entreprise qui agit pour diminuer son impact sur le climat (et plus largement l’environnement) et qui prend en compte ces enjeux dans son modèle économique, aura beaucoup plus de facilités à recruter et à fidéliser ses équipes.
1 Le bilan carbone est également obligatoire pour les collectivités publiques de plus de 50 000 habitants et les organisations publiques employant plus de 250 personnes.
Qu’est-ce que le SEQE-UE ou EU ETS ?
Le Système d’Échange de Quotas d’Émission de l’Union Européenne (SEQE-UE ou EU ETS – Emission Trading System) est le plus grand système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre (GES) au monde.
Lancé en 2005 pour agir contre le changement climatique, le dispositif concerne les secteurs de l’énergie, de l’industrie, complété par l’aviation, le transport maritime, le tertiaire et le transport routier (EU ETS 2).
Chaque année, les entreprises de ces secteurs ont un plafond d’émission de GES à ne pas dépasser, en tonnes de CO2. Si elles n’atteignent pas ce plafond, elles peuvent revendre leurs quotas à d’autres structures assujetties, via les marchés carbone : que ce soit par enchère ou en échangeant de gré à gré, le SEQE repose sur ce mécanisme de plafonnement et d’échange des émissions.
Pour inciter les acteurs à réduire leur émissions de gaz à effet de serre, l’Union Européenne diminue progressivement les plafonds d’émissions autorisées : il devient ainsi plus intéressant pour les entreprises d’investir dans leur décarbonation plutôt que d’acheter des droits à émettre au-delà du plafond (les “certificats EUA”, European Union Allowances).
La décarbonation, une démarche à 360°
La décarbonation désigne l’ensemble des mesures et techniques à mettre en œuvre pour réduire ses émissions de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre.
Une entreprise étant la somme de multiples activités, l’origine de ces émissions sera tout aussi diverse : transport de marchandises, déplacements des salariés et des clients, consommation d’énergie, achats de biens, utilisation de produits pendant leur durée de vie, traitement des produits en fin de vie, déchets…
C’est pourquoi une démarche de décarbonation nécessite toujours d’embarquer tout un ensemble de business units, départements et collaborateurs.
C’est une de nos particularités chez Maliro : nos interventions concernent souvent des projets complexes et/ou nécessitant une forte coordination. Notre expertise en décarbonation + énergie + achats nous permet de piloter des projets à cheval sur ces thématiques. Par exemple, le pilotage des systèmes de quotas européens, le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières – MACF, la décarbonation des achats d’énergie ou les demandes de subventions, sont des sujets nécessitant ces multiples expertises.

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